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6'000 spectateurs heureux, 230 artistes comblés

Le Sion Festival vous dit merci et à l’année prochaine

C’est le cœur plein de joie et de gratitude que nous repensons à ces trois semaines de festival, qui ont filé si vite mais ont laissé des traces durables dans l’esprit et l’âme de celles et ceux qui les ont vécues avec nous. Nous ressortons de ce festival grandis, transformés, portés par un nouvel espoir.

Merci à vous, cher public, d’avoir enrichi ces moments par votre présence attentive et chaleureuse, par vos encouragements aux artistes, par vos émotions si généreusement partagées.

Merci aux artistes qui nous ont permis de nous élever vers des cimes insoupçonnées, de nous aventurer dans des contrées inconnues, d’aller à la rencontre de l’autre et de nous-mêmes.

Merci à nos co-directeurs artistiques Pavel Vernikov et Janine Jansen de les avoir invités, d’avoir repoussé les frontières et d’avoir ouvert la porte à de petits miracles.

Merci à toute l’équipe, aux bénévoles, aux régisseurs, au personnel d’entretien… à tous ces lutins travaillant dans l’atelier du Sion Festival pour pouvoir offrir des cadeaux au public.

Merci au Conseil de Fondation, aux mécènes et donateurs, aux sponsors, aux pouvoirs publics, aux partenaires… sans lesquels ces cadeaux n’auraient pas été possibles.

C’est avec une petite larme à l’oeil que nous prenons congé de cette 62e édition, dont vous trouverez ci-dessous quelques chiffres clés, clichés et impressions. Nous vous disons au revoir et à l’année prochaine du 1er au 15 septembre 2027 pour la 63e édition !

Le Sion Festival 2026, c’était…

  • 28 concerts, dont 15 gratuits avec Musique en fête
  • 19 lieux
  • + 230 artistes, dont 2/3 de l’étranger
  • 6’000 spectateurs
  • taux de remplissage de 89%
  • + 220 élèves accueillis
  • + 5 activités de médiation (tous publics et écoles)

Ce qui me réjouit le plus, ce n’est pas le nombre de spectateurs, c’est leur diversité. Nous avons pris le risque de faire cohabiter un ‘Ring’ wagnérien raconté par Julie Depardieu, des cornemuses à l’aube et des grands chambristes dans des lieux variés, et le public nous a suivis d’un lieu à l’autre. C’est exactement le festival que nous voulons : à la fois exigeant et accessible.

Ruth Puhr, Directrice Générale de la Fondation Sion Violon Musique

 

The Philharmonic Brass

Comment mieux débuter un été qu’avec un concert de brass de cette qualité ? Des musiciens de renom venus d’orchestres prestigieux avec un chef – Tugan Sokhiev – qui a su magnifier l’ensemble. Avoir la capacité d’interpréter des pièces exigeantes et techniques dans autant de styles, avec autant de simplicité et de naturel a rendu l’écoute de ce concert inoubliable! Si je ne devais retenir qu’un seul moment, ce serait cette bulle de son fantastique qui vous prend aux tripes dans ‘Les Pins de Rome’.

Raynald Mariéthod, Vice-Président de l’ACMV

Concert d’ouverture

Le parcours émotionnel du concert d’ouverture ‘Espérance’ en lien avec un évènement tel que celui de l’incendie de Crans montana était très lisible. Accepter de revoir le printemps sous un autre jour avec l’espoir d’une vie retrouvée, ou pas, d’une renaissance après la mort. Car il faut bien renaître par la force et l’énergie, par la douceur et la compassion. C’est long… Le classique prend son temps, la vie aussi… On réapprend à marcher, au rythme des pulsations…

Céline Dessimoz, Présidente du Grand Conseil valaisan

Musique en fête – Dodéca

Je songe aux innombrables initiatives et faits de hasard qu’il a fallu pour que précisément, en cette aube du 22 août, se dirigeant vers une basilique à l’heure des matines, une centaine d’humains gravissent dans le noir une colline à la rencontre d’une poignée d’humains chantants pour vivre ensemble un rite miraculeux nommé musique. Chut! Silence! … le diapason… les voix de l’ensemble Dodéca entonnent, sublimes…. Valère s’étire délicatement … les anges ne sont pas loin…

Roland Sprenger, Président des Amis de Sion Violon Musique

Guttman Tango Ensemble

J’ai été profondément impressionnée par cette performance exceptionnelle. Une musique d’une intensité incroyable, des artistes absolument remarquables, une énergie communicative et une complicité magnifique entre les musiciens. Tout était à la fois virtuose, élégant et profondément émouvant. Un concert fantastique, qui vous emporte dès les premières notes et vous laisse une émotion durable. Un immense bravo à tous les artistes pour ce moment véritablement exceptionnel !

Biliana Perruchoud, Amie et mécène

Wow

Le titre de ce concert n’était pas usurpé ! Neïma Naouri et Pascal Emonet ont offert au public un feu d’artifice musical né d’une rencontre et de leurs passions réunies. La Salle Noda a permis d’apprécier la clarté et la puissance légère d’une voix dont la tessiture et le timbre ont ébloui les auditeurs. Les créations et les arrangements de Till Lingenberg ont offert à La Fanfaribole et à la Fanfare du Losange un terrain de jeu qu’elles ont exploré avec talent et une joie évidente.

Jacques Cordonier, membre du Comité de la SSR Valais

Rachmaninov et Prokofiev

Une soirée musicale de très haute volée à la salle Noda. La Camerata Chișinău et l’Orchestre du Festival, dirigés par Valentin Uryupin (également soliste à la clarinette), ont livré des interprétations remarquables, avec en point d’orgue le Concerto pour piano n° 3 de Sergueï Rachmaninov, magistralement interprété par le pianiste Simon Trpčeski — une prestation d’une virtuosité impressionnante. Une soirée d’exception dans une ambiance chaleureuse.

Fabrice Haenni, Directeur de la Distellerie Morand

Una Madre

Alors que les comédiennes nous partageaient la douleur que traverse une mère après la perte de son fils, le musicien en mouvement le long des fils reliant des pianos décharnés faisait dialoguer des corps qui semblaient avoir été gagnés par la distance, renouant les liens d’une part entre nous et la Vierge Marie, d’autre part entre elle et son fils perdu. La beauté du texte, la prestation visuelle et musicale ont contribué à la réussite de ce spectacle insolite.

Caroline et Christine, spectatrices

Wagner.Ring

Condenser le ‘Ring’ en une heure et demie relevait du pari — et ce fut une réussite. L’architecture dramatique de la tétralogie a été préservée avec une belle fluidité; l’ensemble minui a offert une sonorité transparente et dialogué avec Julie Depardieu qui a raconté l’histoire sans trahir son intensité émotionnelle, mais avec humour. Ce format a rendu l’œuvre accessible à un public qui n’aurait peut-être jamais osé s’attaquer au ‘Ring’ intégral. J’ai passé un moment privilégié, riche en émotions et porteur de souvenirs précieux !

Éléonore Mathier, Amie et mécène

Concert familles

C’était un concert très joyeux, coloré et plein de joie de vivre, qui a fait plaisir à toutes et tous, les petits comme les grands. C’est tout simplement incroyable ce que ces musiciens du Playtoy Orchestra arrivent à faire avec des jouets d’enfants en plastique, je n’aurais jamais cru cela possible. J’ai par ailleurs trouvé très amusant et touchant de voir des enfants danser et bouger avec la musique.

Annette Kolder, bénévole

Les Solistes Français

La qualité des musiciens, la virtuosité du flûtiste – José-Daniel Castellon – et la belle complicité entre les artistes nous ont particulièrement marqués. Le cadre de l’Eglise de Bramois, avec son acoustique remarquable et son atmosphère intimiste, a contribué à rendre ce moment encore plus spécial. Nous gardons le souvenir d’une soirée harmonieuse, conviviale et riche en émotions, empreinte de partage et de passion pour la musique.

Des collaborateurs de fidag – Fiduciaire

De Beethoven à Kodály

Un programme haut en couleurs, en même temps qu’un voyage entre tradition et modernité exécuté avec brio. En ouverture, un trio de Beethoven profond et touchant, qui démontrait le profond respect des musiciens les uns envers les autres. Suivi d’une époustouflante sonate de Kodály pour violoncelle solo, tantôt frénétique, tantôt introspective. Pour terminer, un lumineux quatuor avec piano de Brahms. Autant de formations différentes qui nous ont permis d’apprécier chaque instrumentiste et chaque instrument.

Jérémiah Petit, luthier

Parcours des Églises

Le Parcours des Eglises a clos cette 62e édition en apothéose. La programmation, d’une très grande cohérence, épousait l’atmosphère de chaque lieu. La déambulation dans les rues de Sion a ajouté à ce parcours une vraie dimension conviviale, propice aux rencontres et aux échanges entre spectateurs. Les applaudissements chaleureux d’un public visiblement conquis ont dit mieux que tout la réussite de cette première, que j’espère vivement voir reconduite.

Alain Dubois, Chef du Service de la Culture du Canton du Valais